Maltraitance à l'Université Française.

Publié le par PP GIRARD

D'abord quelques chiffres,  du haut comité à l'évaluation de l'école :

Ecoles Dépenses Moyennes /étudiants en € (2002)
Université 6850
Moyenne Nationale 8680
IUT 9100
Section Tech. supérieur 10800
E. Ingénieurs 11910
Prépa Grandes écoles 13220

L'université souffre  !

        - D'une mauvaise image. Daniel Cohen, professeur à Normale sup' : "l'université ne prépare pas les jeunes à  s'insérer dans le marché du travail, ne forme pas les gens au cours de leur carrière, n'est  pas sources d'innovation". Conséquences,
        - D'une mauvaise répartition des ressources : les partenaires privés délaissent les universités au profit d'engagements financiers vers les grandes écoles et les écoles spéciales parallèles, avec en toile de fond des gouvernements successifs qui privilégient ces grandes écoles, considérant que le developpement de la France passe par une élite de tres haut niveau.
        - Peu de moyen pour l'université, ça veut dire,  ne pas pouvoir donner les moyens et des méthodes reels aux etudiant pour etre efficace demain dans leur job. Mais aussi, ne pas pouvoir adapter la meilleure pédagogie vers des étudiants qui, bien souvent choisissent l'université par défaut et ont  besoin d'aide et d'encadrement plus soutenus.

Alors que chaque année l'université fonctionne avec en son sein 2 millions d'étudiants !

Pour aller plus loin, dans les universités  comme dans les grandes écoles, le système éducatif francais repose sur la selection des meilleurs privilégiant ainsi les qualités intellectuelles, (les compétences techniques pour parler recruteur), met de coté des le départ les compétences sociales de l'individu (relationnel, creativité, maturité, affirmation...)

Il est bien évident que ce système bien francais contribue à propulser toujours les mêmes profils d'invididu aux meilleurs postes , avec la bénédictions de leurs ainés, fondés dans le même moule!

(source : jdp de février 2006)

Publié dans GRH

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