Dragon war : La Corée du Sud mise tout sur l’innovation !

Publié le par PP GIRARD

J’entendais ce matin le journaliste de France info, en direct de Séoul,  nous  faire part de ses impressions quant à la nouvelle révolution high tech, en marche en Corée du sud, main dans la main avec son voisin et son deuxième partenaire économique« la Chine », après le Japon.

DETACHEMENT
Les asiatiques ont  ils succombé à « la tentation de l’occident » nous dirait André Malraux. C ‘est un grand  paradoxe, au pays de Confucius,  grand penseur de l’humanité, ou les humains sont encore liées organiquement aux autres vivants, ou l’on recherche une plus grande souplesse de la pensée, la perfection et la sagesse comme fin en soi pour parvenir au détachement, à l’opposée de la sécheresse cérébrale de l’occident ou l’individualisme triomphe et ou à chaque instant l’homme a besoin de se créer lui même pour exister.La tentation est grande mais chaque peuple est "enfermé dans la  sensibilité de son pays d’origine et ne peut on y échapper", 1926,  date de l ‘édition du livre de Malraux.

Mais en 2006, à l’heure  de la globalisation  et de la déstructuration du temps et de l’espace (NTIC), …, de l information en temps réel, sommes nous devenus assez souple d’esprit pour prendre du recul et surtout, reconsidérer la place et la raison d’être de l’homme dans la société ?

 
ILLUSTRATION EN COREE DU SUD
On fait  nous même
Fini les produits à bas prix issus de fabrications hasardeuses, de modèles copiés plus ou moins grossièrement et la fiabilité  a du agacer plus d’un consommateur. Les Coréens misent tout sur l’innovation et en particulier le marché High Tech. Place aux nouvelles technologies intégrées à l’instar de ces chaussures révolutionnaires et génération laser avec GPS et chauffage en option.

Franchise économique
Maîtrise des coûts,  compétitivité, combativité sur un marche concurrentiel, et comme l’affirme un économiste coréen : «  nous sommes obligés de délocaliser pour rester compétitif » Délocalisation bien calculée puisque ne concernant que les produits qui requièrent  une main d’œuvre peu qualifiée, les téléphones portables entre autres sont conçus et fabriqués en Corée du sud, un produit plus juteux, plus stratégiques. Pour reprendre l’exemple de cette usine à chaussure délocalisée : « nous avons installé une unité de production en Chine, 5 fois plus grandes que l’unité en Corée », et de rajouter :  "nous ne sommes très fier de vous montrer cette nouvelle machine canadienne révolutionnaire à peine sortie des cartons qui va remplacer quelques ouvriers encore en poste ! "

 

L’APPETIT DU DRAGON
Il renaît de ses cendres
Choquant ? Pas du tout, c’est bien là la finalité de l’entreprise : maximiser son profit en minimisant ses coûts, faire preuve d’innovation, concevoir, et, réaliser des produit de qualité.
« Le lotus croit sur le fumier » Lao Tse.  En attendant, nous joueurs de go renforcent leurs positions en Asie, produisent bien et  mieux. Les alliances stratégiques en Asie vont bon train, et peut être transcendées en coalitions …

 

SOCIAL
Les coréens ne nous ont pas habitués à un modèle de contrat social novateur. D’ailleurs à entendre notre économiste chercheur coréen, je n’ai pas eu l’impression que les mots de délocalisation, réduction des coûts, ou restructurations des entreprises  soient un sujet de sensiblerie, mais plutôt des mécanismes qui ont quelque chose de  naturelle (détachement) voire la perception d’un certain enthousiasme à l’instar de cette nouvelle frénésie consumériste, sujet abordé de concert, par l’utilisation excessive  des cartes de crédit et le trop grand empressement des coréens à consommer, frénésie qui peut conduire à des catastrophes financières personnelles inédites.

Publié dans ACTU

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