Puisque ce matin dans le cadre du festival du film policier de cognac version 2006, le public, était convié à une conférence débat où JC GRANGE nous révélait ses sources d’inspiration. Le personnage, fort sympathique au demeurant,
est entre autres l’auteur de romans : « le vol des cigognes », « les rivières pourpres », « l’empire des loups », rendus célèbres par
des adaptations cinématographiques.
Quid de l’écrivain
Il nous aura parlé de lui, dans une présentation digne d’un exposé de projet professionnel devant un jury d’une grande école ! Brillant exposé devant une salle médusé et
justement puisque j’aborde le thème du projet professionnel, rien à dire tout y était. La formation, la carrière, les rencontres, les signes déclencheurs, le pourquoi des
changements, des tournants de carrière, les traits de personnalité, le rêve, les projets futurs, ..., à croire que notre écrivain a suivi une formation à l’APEC avant de venir.
Ce que je tenais à souligner : le charisme du personnage, au delà de son charisme
d’image et un public impressionné par la bibliographie à succès, une voie posée, une personne qui dégage une certaine sérénité acquise entre autres au contact de personnages, jugées
selon l’auteur comme exceptionnels tels ces reporters aventuriers, une culture du voyage, une grande ouverture d’esprit.
Des compétences …
D’abord notre écrivain reconnaît volontiers l’effet buzz « boost » du cinéma : « c’est une
chance exceptionnelle d’être adapté à l’écran.» Ce que j’en retiens, le talent se construit autour d’un patrimoine, d’un ensemble de facteurs extérieurs, une formation
littéraire, (maîtrise de lettre à la Sorbonne), des rencontres exceptionnelles, une culture du reportage pour des grands quotidiens tels que Parismatch, le figaro, une volonté de se démarquer, et
de rajouter, un souci de conserver son noyau (moi), son identité intacte.
… Au talent …
L’inspiration, il la puise dans les rencontres, dans son épargne des voyages reportages (et pas touristiques), sa capacité à comprendre
le monde, à apprendre du monde. « Je ne suis pas un scientifique, bien au contraire. Et pourtant, des reportages à thématique scientifique m’auront permis d’engrammer des connaissances que
j’ai reversé dans mes romans ».
… En passant par la créativité : une affaire de don ?
« Je cultive la peur et les idées noires, et de surcroît cela me vient d’une façon naturelle ». et d’ ajouter qu’il est une personne équilibrée, bien dans sa peau. Et de nous donner un
petit conseil d’expert, après une bonne journée d’écriture, Il est bon d’aller courir, ça détend les tissus et les neurones. A chacun ça méthode, je préfère ramer. Pour construire une œuvre
policière, il faut un but, la fièvre du départ, beaucoup de travail (deux années), de la concentration et peut être que le succès sera au bout du chemin. De
la tension aussi, induite par des enjeux économiques, bien que depuis le succès des rivières pourpres, notre écrivain reconnais ne plus avoir de pression (financière) :
« maintenant je fais un livre en quatre ans ».
Une question de votre serviteur à JC Grangé : « Plus de pression aujourd’hui, ne pensez vous pas que vous aller perdre en créativité ? »
JC Grangé : « il va me faire flipper … .» Notre écrivain a nuancé son précédent argument en rappelant qu’il y a des enjeux importants qui maintiennent une certaine pression, qu’ il ne croit pas au couple stress/créativité et que finalement, tel qu’il est, tel il s’épanouie, toujours pour tendre vers plus de sérénité. (encore mieux que DSS, Cécile ;-)
Et si ces réflexions philosophiques, culturelles et scientifiques vous ennuient, comme convenu dans un précédent post, vous pourrez toujours vous reporter au dernier article du canard régional qui semble s’intéresser de prêt au régime alimentaire, version gourmandise, des VIP, et, de
s’inspirer de la célèbre citation de Anthelme BRILLAT SAVARIN :
« dis moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es
». ;-)
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