Micro société : AAAh ! la cuisine opérationnelle de mon père
Mon père nous fait de temps en temps une cuisine sucrée ou bien salée. Cependant, il a une conception particulière de l’art de la bouffe que je qualifierais de cuisine opérationnelle, à l’instar du manager avec ses troupes qui adapte les règles aux réalité du terrain. Son plat roll, c’est le couscous, cuisine orientale aux milles saveurs qu’il aura engrammé à son insu lors de son expérience Algérienne, à telle enseigne que je ne compte plus les fois ou j’ai mangé ce plat exotique ou son dérivé. Opérationnalité pour les uns, bon sens de la cuisine de nos grands mères pour les autres, il agrémente ce plat rituel de quelques légumes disponibles sur l’étale de la cuisine dans des proportions qui lui sont tout à fait personnel. Car le repas est une affaire de remplissage : vieux souvenirs d'une rude époque, ah bon !
L’évolution de l’espèce, la pondération des années, nous aurions pu supputer que le chef de
l’arrière cuisine soit plus au fait des goûts et des envies des convives d’aujourd’hui : authenti-cité, recherche du bon goût, finesse des accords, une pincée de safran par ici, un nuage de cumin par là, que nenni, que nenni, prélude d'une révolution culinaire et au delà, sociétale : les destructured, mouv' iconoclaste de remise en cause par à coup, ou par ingrédient (on est en cuisine). Assiterait on à un retour au source de la culture punk, dans la cuisine aussi, de mon père ?