L’entreprise déclare la guerre à la pénurie de MO [3], en instaurant la parité cohérente.

Publié le par PP GIRARD

Confronté à des problèmes de recrutement sur ces chaînes de production (montage, tôlerie, …), le constructeur automobile Heuliez [1] installé dans les deux sèvres reconsidèrent ses méthodes de recrutement, revoient ses exigences à la baisse et met en œuvre une approche de recrutement par simulation. Leçon d’humilité industrielle … .
Confronté à des problèmes de recrutement, le constructeur automobile Serel [2] Nord décide de développer une politique de mixité des postes de travail, en passant pas des cursus de formation  adaptés et  qualifiants. Leçon de stratégie sociale et industrielle … .
Confronté à un besoin alimentaire une collègue décide de postuler dans un centre de bricolage pour une mission de 6 mois et assure la mise en rayon des salons de jardin et autres abris pour tondeuse, arrosoir et râteau. L’art de manier le transpalette : depuis quelques jours cette jeune femme assume sa mission tant bien que mal : « je fais un boulot d’homme… » Pas d’aménagement de poste de travail  particulier, ni d’aménagement d’horaire, avec les risques d’accidents éventuels. Chronique  de vie professionnelle ordinaire … .
Retour chez  Serel [2], Je vous passe les avantages et les effets bénéfiques de la féminisation de l’emploi dans une entreprise telle que Sevel, c’est évident. D’ailleurs, le caractère féminin ne s’exerce que par des louanges (un peu de miel, depuis que je suis retrolié par Ségolène ;-)

L’article de Thierry Butzbach du très sérieux hebdo Entreprises et carrières du 17/01/2006 consacré à SEREL [2], revient sur les causes exogènes du changement de politique sociale et  souligne « grave » le manque de MO [3] (masculine) dans la région Valencienne, le peu d’intérêt des jeunes pour ces postes de travail (tôlier, cariste, ..),  de façon plus légère sur la « manne », (oh miracle, faudra revoir le scène de la genèse, en particulier sur le rôle de Madame ;-) que représente les femmes sans emploi (50 % des chômeurs du bassin d’emploi de Valencienne) et suggère dans de « souples » nuances teintées de « cynisme » la flexibilité des postes de travail,  l’organisation du travail de l’entreprise qualifié « d’activité par à-coups ».
Les industrielles de l’automobile n’ont pas la réputation de faire dans la dentelle. On peut mettre ces « contorsions » industrielles et organisationnelles sur le compte de l’amélioration continue, de la solidarité,  de la responsabilité sociale et  quant aux soucis de la direction de s’occuper des femmes dans toute l’entreprise, à tous les niveaux (de leur carrière).
Par contre l’article ne dit rien sur le paritarisme via l’encadrement, voire dans les sphères de la direction.  A croire que le paritarisme s’arrête là l’ou la direction l’a décrété.
Un exemple à suivre et à promouvoir, au moins pour améliorer l’existant, au regard des conditions de travail quelque peu inadaptées de « certaines »  salariées, dans la distribution de la bricole par exemple.


[1] Heuliez : Conception et fabrication de véhicules pour divers fabricants automobiles, Peugeot, Renault Opel
[2] SEREL : filiale du groupe PSA et Fiat, 4000 salariés, qui fabrique des monospaces et utilitaires légers.
[3] MO : Main d’oeuvre

Publié dans Billets d'HUMEUR

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