Le nouveau monde du travail : ici naissent peut être les valeurs de demain.
Mots clés : Individualisme, valeurs, énergie, intégration, changement.
Dans le prolongement de mon post sur la place et la raison d’être des femmes, en particulier l’article sur les nouveaux comportements des jeunes femmes diplômées américaines, je souhaite ajouter deux choses :
Des valeurs nouvelles apparaissent qui traduisent une recherche de plaisir personnel, des sentiments d’esprit frondeur et d’ironie gouailleuse et distanciée, semblent irriguer ces nouveaux comportements.
Culture populaire Américaine
Deux types de culture aux États-Unis : la culture élitiste et la culture populaire. La première est peu connue, la seconde rayonne dans le monde entier grâce au cinéma, à la musique, à Internet ! Selon ses critiques, la culture populaire américaine est soit une sous culture (trop jeune) soit encore une culture impérialiste. Selon ses défenseurs (y compris la plupart des américains), elle affirme des valeurs de liberté et de responsabilité personnelle. Presque personne ne conteste le fait que la culture américaine a eu grand impact sur le monde moderne. L’American way of life qui repose sur la consommation de masse, « qui n’est pas négociable » d’après le discours de GW Bush, la surexploitation des ressources naturelles (eau, pétrole), la standardisation des produits. [A la pointe des associations d'idées que le ressentiment relie à l'américanisation, le phénomène de (en) Mc donaldisation des fast-foods, qui lui même a produit un vocabulaire propre aux USA, les (en) Mc Words.]
Influence américaine
Les influences, indépendamment de leur perception, sont associées au mouvement dit de mondialisation qui tend à uniformiser les modes de vie. Il serait ardu de percevoir si ces influences proviennent d'une volonté propre, ou si elles sont induites. Le fait est que la situation de prééminence des Etats Unis sur le plan géopolitique rend ces dernières incontournables, que ce soit pour la critique ou l'assimilation.
Esprit frondeur et ironie
J’ai puisé mon inspiration dans un texte de Alain Dister « connaissances des arts », qui évoque plus particulièrement l’art contemporain New Yorkais où je propose un début de réponse « décalée », à cette légèreté et cet individualisme des jeunes américaines, diplômées de haut vol . Car on assiste à un retour au source de la culture punk : économie de moyens (do it yourself) spontanéité, flux direct, art gratuit dans la rue, bref faire de l’art pour le plaisir (just for fun) en ignorant le marché jusqu’à ce qu’il daigne manifester son intérêt (ça sonne à vos oreilles ?) On devient alors professionnel et l’on entre en routine conservatrice.
Ici naissent peut être les valeurs de demain.
« Esprit frondeur et ironie gouailleuse distanciée », des sentiments qui semblent irriguer une bonne part de la création d aujourd’hui. Ce que l’on appelait il n y a pas si longtemps la trash culture : BD, le rock, les graffitis, les films B ou Z, le porno qui influencent et intègrent la création d’aujourd hui. L’art contemporain New Yorkais se nourrit de l’air du temps : ironie, humour grinçant, pieds de nez à la censure, et nulle part ailleurs il n’existe une telle énergie ni autant de moyens de le mettre en œuvre.
Et c’est bien ce qui fait se tourmenter les conservateurs américains au regard de ces nouveaux comportements d’insouciance, d’insubordination, de la part des élites, allant jusqu’à remettre en cause les acquis obtenus par leur aînées ! En définitive, nous en sommes presque conscients, ces nouvelles valeurs, quoique nous en pensions risqueraient bien d’irriguer le pays tout entier, voire le monde.