Qu'en est t il du DIF, l'esprit de l'accord interprofessionnel du 5 décembre 2003

Publié le par PP GIRARD

Quid de l'auteur : l'esprit du dispositif, le DIF(1)

En réaction à un article
paru dans le JdPro.  Dans son édition "papier" de février 2006, le canard consacre  un dossier complet  sur la formation de la génération Y, passionnant ! et, l' article :  " le DIF: mode d'emploi ", redigé par le cabinet  Exco, dans la rubrique " Paroles d'expert " m'inspire les commentaires suivants : Les explications "aiguisées" du cabinet comptable sur le fonctionnement du DIF, permettent aux lecteurs de mieux  appréhender les aspects juridico administratifs, ainsi que la problématique générale. Hélas, malgré un préambule prometteur qui nous invite à dépasser les aspects comptables et financiers du dispositif, dit de façon trivial, on reste quand même sur notre faim !  comme si la philosophie de la réforme de la  formation professionnelle ne pouvait  s'envisager que comme une contrainte supplémentaire  pour l'entreprise et éventuellement   pour le salarié. Tout ceci n'est pas fait pour rassurer les salariés et, les chefs d'entreprises circonspects et vigilents quant aux nouvelles réformes.On peut les comprendre. :-) 
Mais, cette note est elle destinée à rassurer les entrepreneur ?

L'esprit de la réforme
Certes, l'article nous éclaire sur la problématique générale du dispositif, mais le DIF, ce n'est pas que cela. La réforme est une bonne réforme et  le DIF est un dispositif qui participe à l'émancipation du salarié, qui permet à l'homme de recouvrer sa place dans l'entreprise, et, in fine qui est  gage d'efficacité et d'efficience pour l'entreprise, s'inscrivant dans un processus d'amélioration continue, par le développement des compétences des salariés. (employabilité)

Sur le terrain
Dans le cadre de l'entreprise, le salarié participe à la construction de son parcours professionnel, à l'elaboration de son "PFP" son Plan de Formation Professionnel. Aujourd'hui il peut solliciter l'entreprise dans le cadre d'un dialogue sur son employabilité, sur sa progression dans l'entreprise. Il y a aussi une notion forte de co responsabilité  "partagée" puisque le salarié a le pouvoir de négocier avec le chef d'entreprise ou son representant : "j'ai des idées quant à ma progression dans l'entreprise, c'est bon pour l'entreprise, c'est bon pour moi, alors parlons en et avançons ensemble."  Là est la philosophie de la réforme ;-)

Quid d'un responsable
du
GARF  (2) : et si le DIF est un outil de dialogue, l'entretien professionnel est un espace de dialogue. " L' accord indispensable pour sa mise en oeuvre en fait un outil de dialogue sur la formation du salarié dans l'intérêt partagé des parties. Sans accord, pas de DIF. De plus, le fait d'informer tous les ans le salarié sur son DIF ne peut que favoriser le développement de son appétence pour la formation. La mise en place de l'entretien professionnel a pour objet de réfléchir sur les objectifs de professionnalisation du salarié à moyen terme (tous les deux ans). Réfléchir ici sur l'utilisation du DIF avec le salarié permet d'orienter son utilisation sur des thèmes intéressants pour les  deux parties. En plus, cela donne une visibilité qu'on n'a pas si on laisse le salarié venir seul. C'est pourquoi cet espace est un espace de dialogue important ". Fabrice MOREAU, responsable formation.

Pour aller plus loin, je vous invite à lire :

    - L'Art L 900 - 1 du code du travail
    - L'accord interprofessionnel du 5 décembre 2003
    - Un précédent post sur le développement des compétences, en particulier (dans                     l'esprit) au Canada.


(1) DIF : Droit individuel à la formation
(2) GARF: Groupement des acteurs et responsables de la formation

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