SportFAMILY : la boxe (1ère partie)

Publié le par PP GIRARD

D’abord Clément, a commencé son parcours sportif par le football (pas très original). J’ai encore les souvenirs des déplacements  et le plaisir de le voir jouer. Mais, devant la singularité de l’organisation quasi militaire du staff qui décide où et quand tu dois ou tu ne dois pas taper dans un ballon, j’ai vite trouvé le spectacle ennuyeux, mon fils aussi d’ailleurs. Tous les clubs ne sont pas aussi affectés que l’uacognacfootball, j’ai mémoire d’entraînements personnels en poussin et en minime où les entraîneurs étaient encore des humains.

Playball ! Autre dimension,  autre culture,  autres questions sur la finalité du Baseball puisque le garçon s’intéresse maintenant à la batte et aux effets du jet dans le très US club de LR. Je ne sais pas si l’on roule en GMC, et si l’on fait des barbecues à gogo, néanmoins je suis étonné par le plaisir que lui procure le coup de bat. Peut être des éléments de réponse au regard et au ressentie de l’ambiance convivial, la décontraction  de l’encadrement,. Ici on vient se faire plaisir, affiner une technique, vivre du flow, c’est moins médiatique. Rien à voir avec le cirque précèdent ou l’on doit prouver que l’on est le meilleur !

De ballon en balle, il finit par chausser les gants et s’y tenir. A 14 ans, Il débute sa troisième années sur les rings de la Passerelle et franchit cette année le cap de la boxe éducative  pour entrer dans le monde très fermé de la boxe anglaise amateur. Tu as le droit de casser le nez de ton adversaire, avec technique, toujours avec technique, et panache.

De prime abord, ça peut faire peur, l’intensité, les coups, Et encore, on échappe au pire grâce aux règles du marquis de Queensberry, rédigées en 1867. L’accent est mis  sur l'agilité plutôt que sur la force. Ces nouvelles règles interdisaient le combat à mains nues, le corps à corps, l'étouffement, les coups lorsque l'adversaire est impuissant et le combat au finish.

Je pénètre dans la salle de sport, une odeur putride de transpiration se dégage de l’endroit, odeur que l’on finit par oublier. Les entraîneurs, rudes, toniques, à la voix puissante donnent le rythme aux boxeurs, sans animosité, ni violence. C’est tout le paradoxe du machin. Ici on apprend la maîtrise de soi. Et gare à celles et ceux qui joueraient des poings en dehors des rings. Les visages se tendent, les membres  s’échauffent. Presque à huit clos, les petites mains sont formatées pour devenir des boxeurs et des boxeuses, acquérir la vitesse, l’agilité. Donner pléthore de coups pour gagner en précision, recevoir aussi pour apprendre à se protéger, et ne pas en prendre plein la gueule. 

Feed back : premier combat en direct de LR avec des arbitres de la fédération, premier bain pour ces boxeurs tous verts, combat qui se déroule sans coup appuyé. Je  ne vous cache pas mon émotion. Toujours cette impression de fatigue qui gagne rapidement les protagonistes, les veines saillantes, la sueur qui coule, le souffle presque coupé, en apnée. Imaginez l’énergie libérée en quelques minutes. Renversant!

Publié dans Billets d'HUMEUR

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Clément 25/09/2006 17:59

Merci bcp pour ce post sur mes anciens sports et celui que je fais actuellement. ^^